COMMENT TRAITER LA CANDIDOSE NATURELLEMENT ?

LA CANDIDOSE

Description

La candidose, aussi désignée muguet ou moniliase, est une infection aux levures. Candida albicans est un organisme qui normalement élit tranquillement domicile sur votre peau et ne dérange personne. Il se retrouve dans les voies génitales féminines, et nous le transportons tous sur notre peau, dans notre bouche et notre tube digestif (les intestins).

De temps à autre, les levures se multiplient d'une façon incontrôlable, provoquant de la douleur et de l'inflammation. La candidose peut également survenir sur la peau, notamment sur les muqueuses du vagin et de la bouche ainsi que sur la peau du pénis. Elle peut aussi se propager dans le système sanguin ou se développer dans certains viscères comme le foie et la rate. Dans la très vaste majorité des cas, cependant, les infections touchent la peau, la bouche et le vagin. C'est aussi une cause courante de l'érythème fessier du nourrisson. Bien qu'ennuyeuses, ces infections ne menacent pas la vie du sujet infecté.

La candidose peut s'avérer fatale quand elle atteint la circulation sanguine ou des organes vitaux comme le cœur, mais il s'agit de cas rares, même lorsqu'il s'agit de personnes dont les systèmes immunitaires sont affaiblis, et encore plus rares quand elle touche des personnes en bonne santé. La candidose est néanmoins une source constante d'inconvénients, et parfois une menace grave pour les personnes atteintes du sida et pour certains patients atteints d'un cancer qui n'ont pas les ressources immunitaires nécessaires pour lutter contre cette infection.

Formes de candidose, causes et manifestations

Les levures Candida peuvent affecter une ou plusieurs parties du corps, entrainant des infections superficielles, dont les plus courantes sont les suivantes.

Candidose buccale

Candidose buccale

La candidose buccale, couramment appelée le muguet, touche la cavité buccale et concerne notamment les nouveau-nés, les patients qui sont soumis à des immunosuppresseurs, traitements antibiotiques, ou à des corticoïdes massifs, les sujets atteints du sida, ou encore affaiblis par d’autres maladies graves (cancer, diabète, infection urinaire chronique).

Cette infection se traduit par la présence de dépôt blanchâtre sur les muqueuses de la bouche, entrainant des brûlures et des désagréables picotements. Ce signe peut être également accompagné d’autres symptômes, tels que douleurs, perte d’appétit, inflammation, irritation et inconfort lors de la déglutition.

En l’absence de traitement adéquat, cette infection présente un risque de se répandre et atteindre d’autres organes, comme le larynx et l’œsophage. La candidose prend alors ici la forme de candidose œsophagienne ou oropharyngée. Cette affection est, cependant, rare et ne se produit généralement que dans le cadre d’une infection au VIH sida.

Candidose génitale

La candidose génitale est un autre cas très fréquent de l’infection due à l’espèce Candida albicans. Cette affection n’est cependant pas considérée comme une maladie sexuellement transmissible (MST), mais due surtout à une mauvaise hygiène de vie ou à une tare physiologique, qui perturbe le pH des muqueuses génitales.

Chez la femme, l’on parle de candidose vaginale, ou de candidose vulvo-vaginale, appelée également vaginite candidosite. D’après une étude épidémiologique, pas moins de 75 % des femmes connaissent une fois dans leurs vies un épisode de candidose vaginale. Les risques de récidive, en cas de traitement inadéquat ou de facteurs favorisant le déséquilibre de la flore vaginale, sont très élevés. Les traitements à base d’antibiotiques ou de corticoïdes sur le long terme, le diabète sucré, l’utilisation de produits de toilette trop agressifs, l’augmentation du taux d’œstrogène due à une grossesse ou à la prise de pilules contraceptives, les stérilets ou tout simplement le port de sous-vêtements synthétiques, peuvent favoriser le risque de contracter cette vaginite.

Les principaux signes cliniques de la candidose vaginale se traduisent par un écoulement vaginal blanchâtre ou leucorrhée, sans odeur dérangeante. Les pertes verdâtres, avec odeur persistante d’amine (similaire à une odeur de poisson), concernent surtout les infections d’origine bactérienne. Dans certains cas, les patientes peuvent également se plaindre de dyspareunie d’intromission, autrement dit de douleurs lors des rapports sexuels, de prurit vaginal, et de dysurie externe ou difficulté à uriner. Ces symptômes apparaissent surtout quelques jours avant les règles.

Chez la gent masculine, la candidose génitale se présente sous forme d’une urétrite, ou inflammation de l’urètre, qui se manifeste par un écoulement et de dysurie. Cette infection peut être, parfois, associée à une balanite, qui est une inflammation du gland du pénis. Des taches rouges, associées à des irritations et douleurs, en sont les principaux signes. Dans le cas d’une balanite à Candida, le patient doit être traité adéquatement, pour ne pas infecter sa partenaire sexuelle.

Candidose cutanée

La candidose cutanée, connue aussi sous le terme d’infection candidosique, touche notamment la peau et les phanères (poils, cheveux, et ongles). Cette forme de candidose se développe notamment au niveau des parties du corps sujettes à l’humidité, telles que les aisselles, l’aine, les zones interdigitales, sous les seins, entre les fesses, et sous les ongles. L’affection se présente sous forme de rougeurs recouverts de couche blanchâtre, ou de tuméfaction douloureuse et inflammatoire.

Formes compliquées de la candidose

La candisose systémique, ou candidémie, sont l’une des formes les plus graves de la candidose, avec un taux de mortalité moyen de 40 à 50 %. Bien que rare, cette affection insidieuse peut être la conséquence d’une contamination nosocomiale exogène, notamment chez les sujets ayant eu des cathéters intravasculaires ; ou bien d’un passage des levures ayant colonisés le tube digestif ou l’appareil génital vers le sang. Ce second cas est favorisé par la fragilisation ou l’ulcération des muqueuses dues à un déficit de globules blancs par exemple, à des traitements antibiotiques de longue durée, ou encore après une chimiothérapie.

Cette forme compliquée de la candidose doit être surveillée étroitement car peut engendrer des maladies graves, telles que méningite, AVC, péricardite bactérienne et arthrite ankylosante. Les sujets les plus susceptibles de le contracter sont surtout ceux hospitalisés auprès des services de chirurgie, d’hématologie et d’assistance respiratoire.

La baisse des défenses immunitaires, chez les sujets sidéens ou soumis à des corticoïdes de longue durée ou encore à des immunodépresseurs, risque de favoriser d’autres formes également graves de la candidose, comme la candidose viscérale et le granulome moniliasique.

Causes

La candidose ne s'attrape pas. La levure est déjà sur place. Un certain nombre de facteurs peuvent accroître les risques de prolifération de la levure. L'une des causes les plus fréquentes étant la surutilisation des antibiotiques. Pour pouvoir vivre sur nous, les levures doivent rivaliser avec divers autres organismes dont la majorité sont des bactéries. Ces bactéries, qui se développent sur la peau, dans l'intestin et dans le vagin, entre autres endroits, sont inoffensives mais combattent efficacement les levures. Quand des antibiotiques sont prescrits afin d'éliminer des bactéries plus nocives, ils détruisent également les bactéries qui ne présentent aucun danger. Les levures qui ne sont pas touchées par les antibiotiques se propagent dans les lieux laissés vacants par les bactéries, et commencent à se développer et à se multiplier.

Les stéroïdes et certains médicaments contre le cancer affaiblissent le système immunitaire et peuvent favoriser la prolifération des levures. Les infections de la bouche par Candida albicans (aussi désignées muguet buccal) touchent le plus souvent des personnes atteintes de maladies comme le cancer et le sida. Les personnes atteintes de diabète et celles qui portent des dentiers leur causant une irritation chronique sont aussi plus susceptibles aux candidoses buccales. La prise de contraceptifs oraux accroît les risques d'apparition d'une candidose vaginale. Les températures chaudes, la mauvaise hygiène et les vêtements serrés représentent également des facteurs de risque, car ils créent l'environnement idéal pour le candida

D'autres facteurs qui favorisent la prolifération de Candida sont notamment l'obésité et la grossesse. La levure infecte généralement les régions intertrigineuses, c'est-à-dire les endroits où la peau est en contact avec elle-même Les personnes en surpoids possèdent plus de replis cutanés. Elles transpirent également plus que les autres et Candida albicans aime la peau humide. La grossesse entraîne un accroissement des taux d'œstrogènes, ce qui augmente les risques d'infection.

La candidose n'est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible car il est peu probable qu'une femme infectée la transmette à son ou sa partenaire sexuelle. Cependant, si l'infection continue à réapparaitre, le ou la partenaire sexuelle pourrait subir également un traitement.

Symptômes et Complications

Les infections de la peau par Candida entraînent l'apparition d'une plaque cutanée rouge, bien définie, qui démange et laisse perler un liquide. Elle peut être bordée de croûtes et de pustules. Elle siège habituellement dans des régions comme l'aine, les plis des fesses, l'espace entre les seins, les orteils ou les doigts et dans le nombril. Cette plaque peut être difficile à voir sur la peau foncée de certaines personnes.

Une infection vaginale à levures peut provoquer l'écoulement d'une substance épaisse, blanche, à l'aspect grumeleux comme du fromage cottage avec peu ou pas d'odeur. Elles se manifestent dans le vagin par une démangeaison ou une sensation de brûlure, surtout durant l'émission de l'urine ou les rapports sexuels qui génèrent souvent de la douleur ou une sensation d'inconfort.

Le panaris superficiel périunguéal est une forme de candidose qui touche les ongles. Cette infection est plus fréquente chez les personnes qui ont souvent les mains dans l'eau. Elle entraîne parfois un gonflement douloureux et rouge des doigts. Dans les cas les plus graves, les ongles peuvent se décoller et révéler un lit unguéal décoloré blanchâtre ou jaune.

Le muguet buccal provoque l'apparition de plaques blanches ressemblant à du lait caillé à l'intérieur de la bouche, sur la langue et le palais et autour des lèvres. Il peut également provoquer l'apparition de régions fissurées, rougeâtres et humides sur la peau à la commissure des lèvres. Les plaques de muguet provoquent parfois de la douleur.

Les infections du pénis provoquées par Candida sont rares, mais elles peuvent entraîner le gonflement et la coloration rouge de l'extrémité du pénis, ainsi que des douleurs.

TRAITEMENT NATUREL DE LA CANDIDOSE

RECETTE UTILE

 L’extrait de l’ail

L’ail (Allium sativum L.), réputé pour son action antifongique, figure parmi les remèdes naturels dont les effets sur les Candida albicans ont fait l’objet d’analyses scientifiques. L’expérience a été menée sur des rats normaux et des rats diabétiques induits par Streptozotocine, ayant ou non des problèmes de candidose. Les sujets ont été départagés en 6 groupes de 15 individus, dont un groupe de rats normaux servant de témoin, un groupe de rats non diabétiques infectés de Candida albicans, un groupe de rats infectés ayant pris des extraits d’ail, un groupe de rats diabétiques, un groupe de rats diabétiques infectés de Candida albicans, et un dernier groupe de rats diabétiques avec candidose soumis à des traitements à base d’extrait d’ail.

PREVENTION

Les quelques mesures d'hygiène ci-après peuvent contribuer à prévenir la candidose génitale :

  • Essuyez-vous de l'avant vers l'arrière après avoir fait vos besoins - les levures sont présentes en grand nombre dans la région rectale ;
  • Épongez-vous bien après un bain, et veillez tout particulièrement à sécher les poils du pubis - au besoin, employez un séchoir à cheveux au réglage le plus bas ;
  • Abstenez-vous de savonner la région vaginale - le savon tue les bactéries utiles et n'a aucun effet sur les levures ;
  • Stérilisez ou jetez les sous-vêtements que vous avez portés durant votre dernière infection - l'eau de lavage à la machine n'est pas suffisamment chaude, vous devez les faire bouillir si vous voulez les garder. Vous devez également vous procurer de nouveaux diaphragmes ou de nouvelles capes cervicales) ;
  • Évitez les substances chimiques contenues dans les tampons parfumés et les douches vaginales, elles n'ont aucune utilité et peuvent provoquer une infection.
  • Évitez les collants et les pantalons serrés ;

 
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